Après la publication des résultats provisoires du scrutin législatif national publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), l’Union sacrée, coalition au pouvoir, est en bonne voie pour s’offrir une majorité à l’Assemblée nationale.
Les résultats sont tombés dans les premières heures de la matinée de dimanche. La coalition au pouvoir est largement en tête. Même si aucun parti n’atteint la majorité. L’UDPS, parti présidentiel, est en tête avec 69 sièges.
Le parti de son allié, Vital Kamerhe, Union pour la nation congolaise (UNC), a raflé 36 sièges. Un siège de plus que l’AFDC, autre formation politique de l’Union sacrée, qui en a obtenu 35. Au sein de l’opposition, Ensemble de Moïse Katumbi, arrivé deuxième à la présidentielle, est la première force. Elle a obtenu 20 sièges.
Pourtant, le parti Ecidé de l’opposant Martin Fayulu n’a remporté aucun siège. En fait, M. Fayulu, candidat malheureux à la présidentielle, avait demandé à ses lieutenants de ne pas candidater. L’Alliance des Congolais pour la refondation de la nation (ACRN) du Prix Nobel Denis Mukwege ne sera pas représentée dans la future Assemblée nationale, son parti n’ayant pas atteint le seuil de voix nécessaire.
Pour ce scrutin, 477 sièges étaient à pourvoir sur les 500 que comptent l’Assemblée nationale de la RDC. C’est en raison de la non-tenue des élections dans les territoires de Masisi et de Rusthuru, en proie à l’insécurité et sous contrôle des rebelles du M23, qui s’affrontent avec l’armée congolaise dans la partie orientale de la RDC.
Avant la publication des résultats provisoires, la Céni avait annulé les suffrages de 82 candidats, sur fond de fraude électorale, d’actes de vandalisme, d’intimidations d’électeurs et de l’utilisation illégale de machines de vote dans de nombreuses circonscriptions. Trois ministres et trois gouverneurs figurent parmi ces candidats invalidés.
La Rédaction

