Freetown, capitale de la Sierra Leone, est frappée par des coupures d’électricité. Cela est dû au fait que la société turque Karpowership a arrêté de fournir l’électricité à cause d’une dette impayée. Le montant de la dette ? Environ quarante millions de dollars, a déclaré, vendredi 08 septembre Kanja Sesay, ministre sierra léonais de l’Energie.
Le ministre affirme que le montant des impayés « s’est accumulé au fil du temps parce que le gouvernement subventionne plus de la moitié du coût facturé au kilowattheure».
Avec cette politique, le gouvernement a beaucoup dépensés pour ces subventions. En contre partie, les consommateurs locaux ne payaient qu’un forfait dérisoire.
En effet, Karpowership est l’un des plus grands exploitants mondiaux de centrales électriques flottantes. Il fait partie du groupe Karadeniz Energy. Cette entreprise a signé des accords en 2018 et 2020 pour fournir de l’électricité au service public de l’État de la Sierra Leone.
La société a conclu des accords similaires avec plusieurs pays africains qui ont des difficultés de s’approvisionner en électricité.
Karpowership a indiqué sur son site internet qu’elle a déployé une capacité de production d’électricité d’environ 65 mégawatts en Sierra Leone depuis 2020 et qu’elle fournit 80 % de ses besoins totaux en électricité.
Le ministre Sesay, lui, accuse cette société d’avoir réduit de 13% l’approvisionnement de Freetown en électricité. L’électricité est désormais rationnée dans la capitale. Les foyers et les entreprises sont privés d’électricité pendant des heures en journée.
Karpower est l’une des trois sources d’électricité de la ville. Les deux autres comprennent le barrage hydroélectrique du pays et l’électricité provenant d’une interconnexion avec la Côte d’Ivoire qui approvisionne également la Guinée et le Libéria. Pour l’instant, rien n’est fait, la situation risque de devenir insoutenable dans ce pays où les besoins en électricité sont croissants.
Josaphat Mayi

