Vendredi 22 septembre, la Somalie a, dans une missive, demandé au Conseil de sécurité des Nations Unies de suspendre pendant trois mois le retrait prévu de 3 000 soldats de maintien de la paix de l’Union africaine.
Cela pour permettre aux forces de sécurité somaliennes de se regrouper après qu’une attaque militante les a forcées à se retirer de plusieurs villes récemment capturées, selon Hussein Cheikh Ali, conseiller à la Sécurité nationale.
Dans cette lettre, il indique que la campagne menée, depuis un an, par le gouvernement pour libérer les zones des militants d’Al Shabaab dans les régions centrales du pays, avait subi « plusieurs revers importants » ces dernières semaines.
« Cette tournure imprévue des événements a mis à rude épreuve nos forces militaires, exposé les vulnérabilités de nos lignes de front et nécessité une réorganisation approfondie pour garantir que nous maintenions notre élan dans la lutte contre la menace d’Al Shabaab », rapporte le document.
La Mission de transition de l’Union africaine en Somalie (ATMIS), mandatée par le Conseil de sécurité de l’ONU, a succédé à une autre mission de l’Union africaine en avril 2022.
Le 30 juin, l’ATMIS a achevé la première phase du retrait de 2 000 soldats et devait procéder à un deuxième retrait de troupes d’ici au 30 septembre, réduisant son effectif militaire à 14 626.
En Somalie, l’ATMIS devrait se retirer complètement et confier les responsabilités en matière de sécurité à l’État somalien d’ici à la fin de 2024. D’après M. Ali, la Somalie reste engagée à respecter cette date. « Nos forces ont besoin d’une période de répit pour récupérer pendant que nous poursuivons notre progression », a-t-il conclu.
En Somalie, les explosions en bord de route et les attentats suicides sont fréquents. Ce pays de la Corne de l’Afrique est en proie à des années d’insécurité causée par les terroristes du mouvement Al-Shabab.
Josaphat Mayi

