Après un différend migratoire avec les États-Unis, le président sud-soudanais Salva Kiir a remplacé son ministre des Affaires étrangères par son adjoint, Simaya Kumba, selon les médias d’État.
Cette décision intervient après une dispute avec Washington concernant le refus de Juba d’admettre un congolais expulsé des États-Unis. Une décision qui a conduit l’administration du président Américain Donald Trump à menacer de révoquer tous les visas américains détenus par des citoyens sud-soudanais.
Mardi, le Soudan du Sud a cédé aux exigences de Washington. Dans la foulée, le pays a autorisé l’homme à entrer dans le pays. Selon des analystes, cette décision, critiquée par d’autres membres du parti, pourrait permettre à au président Salva Kiir de limoger son rival de longue date Riek Machar et de consolider son pouvoir sur le gouvernement en nommant Kuol.
En fait, une faction du principal parti d’opposition du Soudan du Sud (SPLM-IO) a annoncé avoir remplacé son président, le premier vice-président Riek Machar, par un dirigeant intérimaire. Il s’agit du ministre de la consolidation de la paix Stephen Par Kuol, jusqu’à ce que Machar soit libéré de son assignation à résidence.
M. Machar a servi dans une administration de partage du pouvoir avec M. Kiir depuis l’accord de paix de 2018 qui a mis fin à une guerre civile. Depuis, il est accusé d’avoir tenté d’attiser la rébellion. Il est détenu à son domicile le mois dernier.
Toutefois, son parti nie les accusations du gouvernement selon lesquelles il soutient l’Armée blanche. Il s’agit d’une milice ethnique qui s’est affrontée à l’armée dans la ville de Nasir, dans le nord-est du pays, le mois dernier, déclenchant la dernière crise politique.
Josaphat Mayi

