Mardi 4 juillet, le président Salva Kiir a confirmé la tenue des premières élections générales au Soudan du Sud en décembre 2014. Initialement prévues en février dernier, elles n’avaient pas eu lieu à cause du non-respect des clauses entre parties prenantes.
« Nous nous sommes engagés à mettre en œuvre les chapitres de l’accord de paix rafraîchi et l’élection se tiendra en 2024 », a déclaré le président Kiir. Il s’est d’office déclaré candidat à la présidentielle et salué le soutien qu’il reçoit à ce sujet.
Jusque-là, il est le seul à s’être déclaré candidat président. Mais, sauf imprévu, son rival et vice-président, Riek Machar, devrait lui aussi s’engager dans la course. Les deux frères ennemis sont au cœur de la vie politique sud-soudanaise depuis son indépendance du Soudan en 2011.
Miné par une crise multiforme, le Sud-Soudan est un pays en crise dont l’équilibre fragile repose sur un gouvernement d’unité nationale, formé après un accord de paix entre M. Kiir et le vice-président Riek Machar signé en 2018.
Mais, avant d’y arriver, le pays a connu une effroyable guerre civile qui a coûté la vie à plus de 400.000 personnes pendant près de cinq ans. Les élections qui devaient se tenir en février 2023, n’ont pas eu lieu à cause du fait que le gouvernement n’a pas respecté des clauses essentielles de l’accord entre MM. Kiir et Machar, dont la rédaction d’une constitution.
Le président Salva Kiir a assuré mardi que les difficultés qui avaient poussé à la prolongation en août 2022 du gouvernement de transition, de deux ans au-delà de la date prévue, seraient réglées avant les élections, prévues en décembre 2024.
Dinho Kazadi

