Mercredi 16 octobre, le président Mahamat Idriss Déby a limogé plusieurs hauts responsables de forces de défense et de sécurité, selon un décret lu à la télévision publique.
C’est un coup de ballet. En fait, le directeur général de la police, de la gendarmerie, des chefs d’état-major général des armées, mais aussi des commandants de la garde nationale ont été remplacés. La décision lue à la télévision publique rapporte qu’ils sont appelés à d’autres fonctions. Jusque-là, aucune explication n’a été donnée sur leur éviction.
Bien avant, Mahamat Charfadine Margui, ministre de la Sécurité, a été limogé. Depuis, il est remplacé par le général Ali Ahlat Akhabache à l’issue d’un remaniement ministériel partiel.
Entre-temps, le climat sécuritaire et politique semble crispé dans le pays, où des hommes armés non identifiés ont abattu un ancien commandant des renseignements généraux et son fils à N’Djamena. Dans la foulée, les autorités ont émis un ordre opérationnel pour « sécuriser la capitale ».
Depuis, l’armée procède à des fouilles systématiques pour retrouver des armes. Mais, l’opposition ne faiblit pas la pression et dénonce une dérive dictatoriale.
La Rédaction

