Le général Mahamat Idriss Déby, chef de la junte militaire au pouvoir au Tchad, séjourne à Doha au Qatar avant la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés prévu ce lundi 8 août. Mais cette signature pourrait être retardée, selon des sources diplomatiques.
Arrivé à Doha vendredi soir, le président du Conseil militaire de transition (CMT) y retrouve des négociateurs. Certaines revendications de rebelles, notamment la libération des prisonniers de guerre et les conditions, mettent les négociateurs en difficulté.
La présence du général Mahamat Idriss Déby permettra de régler les points de divergence, espèrent-ils. Cité par l’AFP, une source diplomatique indique « qu’il y a quelques obstacles récents à surmonter avant la signature de l’accord de paix ». Pourtant, le Front pour l’alternance et la concorde (FACT), un des principaux groupes armés, n’a, jusque-là, pas encore annoncé s’il allait signer ou non cet accord.
« La délégation du gouvernement tchadien, dirigée par le ministre des Affaires étrangères, a demandé à la dernière minute des modifications dans la formulation de l’accord après qu’il ait été accepté par toutes les parties. Cela pourrait entraîner des retards dans la signature », explique une autre source citée à l’AFP.
Débutées en mars dernier, les discussions de Doha visent à ramener les mouvements politico-militaires au dialogue national inclusif prévu à N’Djamena le 20 août prochain.
Proclamé président à la tête d’un Conseil militaire de transition de quinze généraux au lendemain de la mort d’Idriss Déby, son père, le général Mahamat Déby a promis d’organiser un dialogue national inclusif censé déboucher sur des élections libres et transparentes.
Trésor Mutombo

