Au lendemain de la dissolution du Parlement par le président Kais Saied, Rached Ghannouchi, chef du Parlement et du parti d’inspiration islamiste Ennahdha, rejette cette décision. D’après lui, « constitutionnellement, le président n’a pas le droit de le dissoudre ». Un bras de fer entre le président Saied et le chef du Parlement.
« Nous considérons que le Parlement reste en activité, a dit Rached Ghannouchi à l’AFP. Cette décision est nulle et non avenue, et contraire à la Constitution. Elle s’inscrit dans la continuité des décisions prises depuis le 25 juillet que nous avons rejetées et considérées comme un coup un d’État ».
Pourtant, le président Saied dit avoir dissout le Parlement pour préserver l’État et ses institutions. Une décision prise après que le Parlement a annoncé d’organiser une plénière mercredi pour abolir les mesures exceptionnelles prises par le président tunisien.
En juillet dernier, le président Kais Saied, accusé de dérive dictatoriale, a limogé Hichem Mechichi, Premier ministre et gelé les activités du Parlement. C’était après plusieurs mois de blocage. Le chef de l’État tunisien a dissous, en février dernier, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) avant de présenter une feuille de route de sortie de crise avec la tenue d’élections prévues en décembre. Et un référendum sur des amendements constitutionnels en juillet.
Trésor Mutombo

