Au Kenya, le gouvernement prévoit de réduire la masse salariale de 43% actuellement à 34% d’ici à l’année 2028.
« Il est impératif de mettre fin aux conventions collectives de travail basées sur les professions afin de garantir un système équitable et ordonné de traitement et de négociation des accords collectifs », a expliqué Moses Kuria, ministre kényan de la Fonction publique, cité par Kenya News Agency.
Mais, c’est une annonce qui intervient dans un contexte socio-économique tendu au Kenya, où des agents de santé ont déclenché un mouvement de grève depuis mi-mars dernier. Ils exigent le paiement de leurs arriérés de salaires et l’embauche immédiate de médecins stagiaires.
Les autorités indiquent pourtant que la réduction de la masse salariale sera progressive et sera mise en œuvre sur plusieurs années. Ce sera avec un rapport entre la masse salariale et les recettes ordinaires qui va diminuer de manière significative au cours des exercices à venir. D’après le ministre de la Fonction publique, ce rapport va passer de 47,06 entre 2021 et 2022 à 43,54% pour l’exercice 2022/2023. C’est avant de baisser à 40,45% en 2024.
La Commission kényane des salaires et des rémunérations affirme que l’Etat consacre près de la moitié des recettes totales à la masse salariale. Selon les données officielles, le ratio masse salariale/recettes était de près de 47%.
Au Kenya, confronté à une dette extérieure importante, près de la moitié des recettes totales sont consacrées à la masse salariale, alors qu’au moins de 60% sont allouées au remboursement de la dette.
Le salaire minimum est de 15201 shillings kényans, équivalent à 115,4 Usd. D’après le Bureau national des statistiques, les prix de la nourriture, du logement, de l’électricité, de l’eau et du gaz ont connu une hausse de 5,8% et 8% entre mars l’année passée et celle qui est en cours.
La Rédaction

