Au Burkina Faso, la durée de la transition avant un retour à l’ordre constitutionnel est fixée à 3 ans. C’est ce qui ressort des assises nationales. Une rencontre qui a réuni les différentes forces vives burkinabè lundi 28 février, rapportent les médias locaux.
Après plusieurs heures de travail, le colonel Paul-Henri Damiba, chef de la junte, a signé la charte constitutionnelle de la transition. Ce document fixe la transition avant la tenue des élections censées ramener les civils au pouvoir à 36 mois à compter de la date de l’investiture du président de la transition.
La charte précise que ni le président de la transition ni les membres du gouvernement ne peuvent candidater lors des prochaines élections. La lutte contre la montée de la menace djihadiste et la crise socio-économique. Mais aussi contre la corruption sont les deux principales missions de la transition, précise cette charte.
Le colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui a déjà prêté serment le 16 février devant le Conseil constitutionnel, sera investi ce mercredi 2 mars par les assises, qui ont impliqué la junte, les partis, syndicats, organisations de la société civile, de la jeunesse, des femmes et des personnes déplacées par des attaques djihadistes, dont le Burkina Faso fait face depuis 2015.
Damiba, 41 ans, a déposé le président Christian Kaboré le lundi 24 janvier dernier. C’était au lendemain d’une mutinerie de militaires à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.
Asaph Mawonda

