Ce mardi 22 mars s’ouvrent en Guinée, les assises nationales dénommées « journées de vérité et de pardon ». Le dialogue national pour décider ensemble de comment procéder pour unir et rassembler les fils et filles du pays de Sékou Touré. C’est ce qui sera au centre des discussions. Ces dernières vont s’étendre jusqu’au 29 avril.
C’est le colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition, qui fixera le cap et les grandes orientations. D’après le gouvernement de transition, les travaux seront lancés par le président Doumbouya en présence des forces vives de Nations : partis politiques, leaders religieux, organisations de la société civile ».
Mais ces assises sont critiquées par certaines forces vives du pays. Selon Jeune Afrique, « douze Ong de défense des droits humains ont, dans une déclaration commune, exprimé leurs craintes légitimes quant à la réussite d’une réconciliation vraie et sincère à travers les assises nationales ».
« Ne désirant pas servir de caution en nous associant à des évènements aux objectifs indéfinis et imprécis, nous tenons à exprimer des conditions à notre participation effective », indiquent ces structures.
Jeudi 10 mars, le colonel Mamadi Doumbouya a annoncé, en conseil des ministres, la tenue d’Assises nationales à partir du 22 mars. Cette annonce était intervenue 48 heures après une lettre de 58 partis politiques qui dénonçaient une gestion solitaire du Comité national de redressement et du développement (Cnrd).
Depuis la chute du président Alpha Condé le 5 septembre dernier, la Guinée est dirigée par le colonel Doumbouya. Ce dernier a promis d’organiser les censées permettre ramener les civils au pouvoir. Mais jusque-là, la durée de la transition n’est pas encore connue.
Asaph Mawonda

