Saida El Alami, militante marocaine des droits humains, a été condamnée à 2 ans de prison ferme. C’est le verdict rendu par le tribunal de première instance de Casablanca samedi 30 avril. Elle était inculpée pour « outrage envers un corps constitué ». Son avocat a annoncé vouloir faire appel.
Mme Alam devra aussi s’acquitter d’une amande de 5.000 dirham (près de 474 euros, selon Me Souad Brahma, son avocate citée par l’AFP.
Elle était placée en détention depuis le 23 mars. Sur le réseau social Facebook, cette militante des droits humains se présentait comme une « dissidente politique ». Saida El Alam est connue pour ses publications critiques contre les autorités marocaines.
Depuis son incarcération, la justice avait annoncé la poursuivre pour « outrage envers un corps constitué, outrage envers des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions, atteinte à la justice et diffusion de fausses allégations ».
Les journalistes et les militants des droits humains sont depuis quelques temps dans le viseur de la justice au Maroc. Lundi dernier, Rabie Al Ablaq, un autre militant des droits humains, a été condamné à 4 ans de prison ferme pour « offense » envers le roi Mohammed VI sur les réseaux sociaux.
Récemment, l’ONG Amnesty International a, dans un communiqué, dénoncé ce « durcissement du harcèlement visant les défenseurs des droits humains » au Maroc.
Dinho Kazadi

