Au Sénégal, l’opposition maintient sa manifestation prévue ce vendredi 17 juin malgré l’interdiction des autorités. Mercredi 15 juin, le préfet de Dakar a, dans un arrêté, justifié sa décision par « les menaces de troubles à l’ordre public ». Un bras de fer entre le pouvoir et l’opposition.
L’opposition assure qu’elle va manifester avec ou sans une autorisation. Elle affirme que « le préfet n’a pas le droit de leur interdire de manifester ». Pourtant, le préfet de Dakar évoque aussi la violation du code électoral et de son article L.61. Ce dernier interdit « toute propagande déguisée dans les 30 jours précédant l’ouverture de la campagne électorale ».
La campagne électorale pour les législatives est prévue du 10 au 31 juillet prochain.
Le climat politique se crispe, au Sénégal, après que le Conseil constitutionnel a invalidé une liste nationale de candidats de Yewwi Askan Wi, coalition d’opposition. Ousmane Sonko, figure de proue de l’opposition, et un certain nombre d’adversaires du président Macky Sall se voient écarter de la course.
Pour l’opposition, c’est une stratégie du pouvoir de mettre hors course ses challengers. Des leaders de l’opposition ont menacé d’empêcher la tenue des élections en cas de non-participation Yewwi Askan Wi à ce scrutin. Les législatives visent à renouveler les 165 députés de l’Assemblée nationale, dominée par le camp présidentiel.
Trésor Mutombo

