Alors que les négociations pour la libération de quarante-six soldats ivoiriens détenus à Bamako se poursuivent, le président Alassane Ouattara, confiant, affirme que « les choses évoluent bien ».
C’était après un échange avec son homologue bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, président de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédeao). « Nous pensons que très rapidement nous aurons sans doute un heureux aboutissement », croit M. Ouattara.
Pour Abidjan, ces soldats devaient participer à la sécurité du contingent allemand de Casques bleus au Mali. Les autorités maliennes considèrent pourtant ces militaires comme de mercenaires. Ils ont mêmes été inculpés pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Pour les libérer, Bamako a exigé une contrepartie. Il s’agit notamment de l’extradition des acteurs politiques maliens exilés en Côte d’Ivoire. Abidjan avait dénoncé un chantage « inacceptable ».
Avant d’échanger avec le président de la Cédéao, le président Ouattara avait déjà échangé avec son homologue togolais, Faure Gnassingbé, médiateur dans cette crise, au lendemain de l’arrestation de quarante-neuf soldats ivoiriens à l’aéroport de Bamako.
Le jeudi 29 septembre dernier, une mission de haut niveau de la Cédéao, qui a séjourné à Bamako, a échangé avec le colonel Assimi Goïta, chef de la junte, pour tenter de dénouer la crise diplomatique avec la Côte d’Ivoire.
Des sources confient que des progrès semblent avoir été accomplis vers une libération des quarante-six soldats. Et un haut responsable malien cité par l’AFP, qui a requis l’anonymat, avait indiqué que « les choses vont s’arranger par la volonté de Dieu ».
Depuis l’arrestation de ces soldats ivoiriens, les relations entre Abidjan et Bamako se sont considérablement détériorées.
Trésor Mutombo

