Ce lundi 19 décembre, le Rwanda s’est réjoui de la décision rendue par des juges à Londres selon laquelle un plan controversé du gouvernement britannique d’expulser des migrants vers ce pays d’Afrique de l’Est.
Les juges londoniens ont reconnu que la question avait suscité un débat public, mais ont déclaré que leur seule mission est de « s’assurer que la loi est bien comprise et respectée, et que les droits garantis par le Parlement sont respectés ».
Mais des associations caritatives impliquées se sont dites déçues. Josie Naughton, directrice générale de l’association caritative pour réfugiés Choose Love, qualifie cette décision de « moment sombre pour la défense des droits de l’homme au Royaume-Uni ».
« Nous nous félicitons de cette décision et sommes prêts à offrir aux demandeurs d’asile et aux migrants la sécurité et la possibilité de se construire une nouvelle vie au Rwanda », a déclaré Yolande Makolo, porte-parole du gouvernement rwandais à l’AFP. Selon elle, cette étape positive va résoudre la crise migratoire mondiale.
La migration irrégulière est une question politique épineuse pour le gouvernement britannique qui a promis de resserrer les frontières après la sortie du pays de l’Union européenne.
Selon l’arrangement, le gouvernement britannique avait espéré envoyer toute personne entrant illégalement au Royaume-Uni, ainsi que ceux qui sont arrivés illégalement depuis le 1er janvier, au Rwanda.
L’accord doit être financé par le Royaume-Uni à hauteur de 120 millions de livres sterling (146 millions de dollars), les observateurs y voyant un moyen de renforcer l’image du Rwanda et de détourner les inquiétudes concernant son bilan en matière de droits.
Mais les vols d’expulsion ont été bloqués par une série de contestations judiciaires devant les tribunaux britanniques et devant la Cour européenne des droits de l’homme.
Un premier vol d’un petit groupe de demandeurs d’asile devait décoller du Royaume-Uni en juin, mais il a été interrompu suite à une injonction de dernière minute de la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg.
Ali Maliki

