Boubou blanc, sourire au lèvre, lunettes d’intellectuels, chapeau Kufi rouge sur la tête, Mohamed Bazoum donne l’air d’avoir bonne mine dans sa première apparition, samedi 19 août après son inviction le 26 juillet.
Le président déchu a rencontré, au palais présidentiel, la délégation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), arrivée à Niamey, capitale nigérienne, le même jour pour tenter de trouver une solution diplomatique à la crise au Niger. L’une des missions de cette délégation était aussi de s’assurer de l’intégrité physique du président Bazoum, qui reste alors détenu par la junte depuis le coup d’État du 26 juillet.
Cette délégation conduite par l’ancien président nigérian Abdulsalami Abubakar prévoit de rencontrer les autorités militaires pour leur parler du rétablissement du pouvoir légitime.
Mais la junte ne semble pas prêt à partir aussitôt, dans une adresse surprise à la télévision nationale, le général Abdourahamane Tiani a évoqué pour la première fois le plan d’une transition d’au moins trois ans pour les rétablissement de l’ordre constitutionnel. En ce qui concerne la menace d’une intervention militaire brandi par la Cedeao, le nouvel homme fort nigérien souligne que « qu’ une agression contre nous ne sera pas une balade de santé », a-t-il prévenu.
Joe Kashama

