Mercredi 23 août, les autorités égyptiennes ont transféré en prison l’éminent éditeur et militant politique du pays, Hisham Kassem, en attendant son procès pour « calomnie et agression verbale », a rapporté une source sécuritaire.
« Hisham Kassem a commis des crimes d’insulte, de calomnie et d’agression verbale », a déclaré une source sécuritaire au ministère de l’Intérieur. « Des mesures judiciaires ont été prises contre lui, comme dans tous les cas, et il a été présenté au parquet compétent pour enquête en présence de son avocat », a-t-elle ajouté.
Son procès est prévu pour le 02 septembre prochain. Kassem est l’un des dirigeants d’al-Tayar al-Hurr, ou Courant Libre, un groupe libéral formé en juin en opposition au gouvernement du président Abdel-Fattah al-Sisi, qui devrait briguer un troisième mandat d’ici début 2024.
Les groupes de défense des droits estiment que des dizaines de milliers de personnes ont été emprisonnées pour dissidence politique sous Sissi, qui a pris le pouvoir après avoir mené en 2013 l’éviction de Mohammed Morsi, des Frères musulmans.
Gameela Ismail, une autre organisatrice d’al-Tayar al-Hurr, a déclaré que la coalition avait l’intention de proposer ou de soutenir un candidat pour l’élection, et que le gouvernement faisait pression sur ses membres depuis sa formation.
En Egypte, Kassem a été arrêté peu après la libération de plusieurs militants de premier plan, dont Ahmed Douma, emprisonné depuis 10 ans la semaine dernière, ainsi que le chercheur Patrick Zaki et l’avocat des droits Mohamed El-Baqer en juillet dernier.
Josaphat Mayi

