Le président Félix Tshisekedi a appelé la justice à faire la lumière et d’établir les responsabilités après une manifestation réprimée dans le sang à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, Est de la RDC.
Le président congolais affirme avoir appris avec consternation le massacre de plus de 43 civils, tués dans une manifestation contre la Monusco et la force de l’EAC. « Ce drame ne peut pas et ne me demeura pas impuni », a déclaré le président Tshisekedi lors de la réunion de Conseil des ministres.
Une délégation du gouvernement séjourne à Goma. Elle est notamment composée par le ministre de l’Intérieur, de la Défense et des Droits humains. D’après le président Tshisekedi, ils vont auditionner les autorités militaires du Nord-Kivu pour déterminer « les circonstances qui ont poussé l’armée à tuer ces civils ».
Le mercredi 30 août, une manifestation à l’appel de la secte mystico-religieuse « Wazalendo » a ensanglanté la ville de Goma. La manifestation a dégénéré. Bilan ? 43 morts et des dizaines, 56 blessés et plus d’ une centaine d’arrestations, selon les autorités. Des mouvements citoyens font état d’un bilan beaucoup plus lourd.
L’auditorat militaire a annoncé avoir ouvert une enquête après répression sanglante et meurtrière.
Béni Bavila

