Ce jeudi 26 octobre, les discussions entre l’armée et les paramilitaires, qui s’affrontent au Soudan, reprennent sous la médiation de Washington et de Ryad à Jeddah en Arabie Saoudite.
Le camp du général Al-Burhan, chef de l’armée, accepte de reprendre les négociations. Plus de six mois après l’échec des précédentes négociations. L’armée justifie sa décision.
« Nous croyons que les négociations sont un moyen qui pourrait permettre de mettre fin à la guerre, nous avons accepté l’invitation à Jeddah, rapporte le communiqué de l’armée. Même si elle nuance. « La reprise des négociations ne signifie pas un arrêt de la bataille ».
Pour l’armée, l’objectif des négociations est de « mettre pleinement en œuvre la Déclaration de Djeddah, qui comprend des dispositions sur l’aide humanitaire et le retour des personnes déplacées ».
Pourtant, le camp rival du général Hamdane Daglo, responsables de Forces paramilitaires de soutien rapide (FSR), affirme que « les discussions devront porter sur une cessation des hostilités pour permettre à l’aide humanitaire d’atteindre les civils dans les zones touchées par la guerre ».
« Ce cycle ne discutera pas de l’accord précédent, mais discutera de la cessation des hostilités afin de parvenir à un accord sur celui-ci. En particulier, aucun accord humanitaire n’aura lieu sans un accord de cessez-le-feu réel et engagé », a confié un membre de la délégation des FSR, cité par le site d’information Sudan Tribune.
En juin dernier, l’armée avait décidé de se retirer de négociation de Jeddah après avoir accusé les paramilitaires de violation d’une trêve convenue. Les FSR, elles, avait quitté la table de négociations, en rejetant la demande de l’armée que ses combattants quittent les villes. Le blocage.
Depuis, les armées ont continué de résonner au Soudan, où près de 9.000 personnes sont mortes depuis le début des hostilités, selon un bilan très sous-estimé des Nations Unies. Et 5,6 millions de personnes déplacées et réfugiées.
A l’annonce de la reprise des négociations entre les deux camps belligérants, Juba a salué une initiation qui va rétablir la paix au Soudan, déchiré par un conflit armé et sanglant qui a éclaté le 15 avril dernier après des dissensions entre le chef de la junte et son numéro 2.
D’après James Pitia Morgan, chef de la diplomatique du Soudan-Sud, cité par le site d’information Sudan Tribune, les dirigeants militaires du Soudan avaient confirmé leur volonté de reprendre les discussions avec les RSF dans le cadre d’un cessez-le-feu et de fournir un accès à l’aide humanitaire aide.
Dans ce conflit sanglant et meurtrier au Soudan, les différentes tentatives de médiation, principalement celles à Jeddah, n’ont cessé d’échouer. Sans jamais décrocher plus que de brèves trêves. Sont-ils les pourparlers de l’espoir ?
Trésor Mutombo

