A l’approche des élections générales en RDC prévues le 20 décembre, la Synergie des missions d’observation citoyenne des élections (Symocel) entend déployer près de 20.000 observateurs, a confié à Sahutiafrica Me Patrick Ntambwe, coordonnateur adjoint de la Symocel.
A l’heure actuelle, la Symocel rapporte avoir fini avec la phase de la formation cascade. Il s’agit de la formation des formateurs d’observateurs, qui seront déployés dans les différents bureaux de vote.
« Tout dépendra de ce que nous pouvions réunir comme moyen. Jusqu’ici, nous tablons sur 20.000 observateurs. C’est ça notre objectif. Nous avons lancé un appel pour recueillir les fonds. Ça évolue progressivement. Jusqu’ici, cela nous a déjà permis d’organiser cette formation cascade. Nous espérons que d’ici à la fin de cette semaine, nous pourrons être en mesure de former nos observateurs au terme les déployer », a déclaré Me Patrick Ntambwe.
A six jours des élections, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) n’a toujours pas déployé du matériel électoral dans l’ensemble de la RDC. La question des cartes d’électeurs illisible revient sur la table. Une situation qui fait planer des incertitudes sur la tenue des élections.
Dans une lettre adressée au président Tshisekedi, Denis Kadima, président de la Céni, avait affirmé avoir urgemment besoin de quatre Antonov 26 et 10 hélicoptères pour déployer des cargaisons dans les délais. Malgré les défis logistiques, l’organe électoral rassure sur la tenue des élections. Selon Paul Muhindo, rapporteur adjoint de la Céni, toute personne détentrice d’une carte Céni devra venir voter.
« Même si la carte est un peu défectueuse ou détériorée pour certaines raisons. Nous avons pris des dispositions pour permettre à tout le monde d’exercer son droit de vote », a-t-il dit.
Pour le coordonnateur de la Symocel, si la Céni a recouru à cette option, c’est pour pouvoir tenir le délai. Il affirme que « les observateurs de leur organisation observent comment le matériel électoral est en train d’être acheminé ».
« Je crois qu’à cela ne tienne, si la Céni n’arrive pas à déployer partout, au même moment, mais tant qu’elle disposera de ces moyens logistiques pour acheminer les matériels et ses équipements, un report raisonnable pourrait lui permettre d’atteindre toutes ces zones, où devraient se trouver les différents centres de vote », a-t-il dit.
Le 20 décembre, près de 44 millions électeurs devront se rendre aux urnes pour élire le chef de l’Etat, les députés nationaux et provinciaux ainsi que les conseillers communaux. La Céni entend déployer plus de 399 000 agents électoraux le jour du scrutin. « Dans six jours, ce n’est pas loin. Beaucoup de choses peuvent être faites à 72 heures ou 48 heures avant le scrutin », a conclu Me Patrick Ntambwe.
Trésor Mutombo

