Avec 108 sièges sur les 113 disponibles, l’Union pour la République (Unir), parti présidentiel, s’est offert une majorité absolue au Parlement, selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).
C’est une victoire qui consolide la position du président Faure Gnassingbé. Et surtout, qu’elle intervient dans un contexte politique marqué par une réforme éclair de la Constitution, faisant passer le pays d’un régime présidentiel à un régime parlementaire.
Depuis cette réforme, le pouvoir réside entre les mains du président du Conseil des ministres, qui sera le chef du parti majoritaire à l’Assemblée. Ce poste revient donc à Faure Gnassingbé, président d’Unir. L’opposition s’attend à ce qu’il devienne président du Conseil des ministres et le reste pendant les six prochaines années, tant qu’Unir conservera sa majorité.
Ces législatives sont une déroute pour l’opposition qui n’a obtenu que huit sièges au total. Lors du scrutin régional, le camp présidentiel a raflé 137 sur les 179 mis en jeu. Les partis d’opposition, eux, ont gagné 39 sièges, tandis que les indépendants en comptent trois.
Le 29 avril dernier, le Togo a organisé les élections législatives et régionales avec un taux de participation de 61%, selon l’organe électoral.
Si le parti Unir doit attendre que sa victoire haut la main soit confirmée par la Cour constitutionnelle pour les législatives et par la Cour suprême pour les régionales, l’opposition crie à « un hold-up électoral » ou à une « mascarade électorale ». Dans le parti au pouvoir, l’on estime que « l’opposition s’est écrasée comme un Boeing descendu du ciel ».
La Rédaction

