Ce mercredi 6 septembre, les dirigeants africains ont proposé de nouvelles taxes et réformes mondiales aux institutions financières internationales pour les aider à financer l’action contre le changement climatique.
Il s’agit d’une déclaration qui constituera la base de leur position des négociations lors du prochain sommet COP28 prévue en novembre. Bien qu’elle souffre de certains des pires impacts du changement climatique, l’Afrique ne reçoit qu’environ 12 % de 300 milliards de dollars de financement annuel dont elle a besoin pour faire face, selon les chercheurs.
Les organisateurs ont mis l’accent sur les solutions basées sur le marché, telles que les crédits carbones, à l’approche du sommet et des centaines de millions de dollars d’investissements de ce type ont été annoncés à Nairobi.
Mais, la déclaration finale avait exigé surtout que les grands pollueurs et les institutions financières mondiales engagent davantage de ressources pour aider les pays les plus pauvres et leur permettent d’emprunter plus facilement à des taux abordables.
Il a exhorté les dirigeants du monde « à se rallier à la proposition d’un régime mondial de taxation du carbone comprenant une taxe carbone sur le commerce des combustibles fossiles, le transport maritime et l’aviation, qui pourrait également être augmentée par une taxe mondiale sur les transactions financières ».
Il a aussi déclaré que la mise en œuvre de telles mesures au niveau mondial garantirait un financement à grande échelle pour les investissements liés au climat et protégerait la question des augmentations d’impôts des pressions géopolitiques et politiques nationales.
Selon le Fonds monétaire international (FMI), environ deux douzaines de pays imposent des taxes sur le carbone. Mais, l’idée d’un régime mondial de taxe sur le carbone n’a jamais gagné beaucoup de terrain.
En Afrique, la déclaration de Nairobi a clôturé les trois jours du premier Sommet africain sur le climat au Kenya, dominé par des discussions sur la manière de mobiliser des financements pour s’adapter à des conditions météorologiques de plus en plus extrêmes, conserver les ressources naturelles et développer les énergies renouvelables.
Josaphat Mayi

