Le Nigeria perd un million de barils de pétrole brut par jour à cause du vol de pétrole brut. C’est ce qu’a dénoncé Ahmad Lawan, président du Sénat nigérian vendredi 07 octobre.
D’après lui, l’économie nigériane est toujours confrontée à une pénurie de revenus et que la situation s’est aggravée récemment.
« Traduite en termes monétaires, notre perte est monumentale. Le vol à grande échelle et massif de notre pétrole est préoccupant, car cela réduit considérablement les revenus disponibles pour le gouvernement. Avec des chiffres contradictoires, les projections ont estimé nos pertes dues à ce malaise entre 700.000 et 900.000 barils de pétrole brut par jour, entraînant une perte d’environ 29 à 35% des revenus pétroliers au premier trimestre 2022 », a dit M. Lawan.
Il indique que le déficit budgétaire pourrait être réduit en arrêtant le vol. « Nous pouvons également envisager d’autres options pour générer davantage de revenus pour le gouvernement grâce à l’examen des dérogations et des concessions que le gouvernement a accordées à hauteur de 6 billions de nairas », a-t-il souligné.
Mercredi 05 octobre, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés ont décidé de réduire fortement leur production de deux millions de barils par jour, malgré les pressions américaines pour une hausse.
Le président du Sénat déclare que le chiffre représente une baisse estimée des revenus totaux de 1,1 billion de nairas enregistrée au dernier trimestre de 2021 à 790 milliards de nairas au premier trimestre de cette année.
« Les chiffres montrent que nous ne sommes pas en mesure de respecter le quota quotidien de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) de 1,8 million de barils par jour », a-t-il poursuivi.
Ali Maliki

