Les forces de l’ordre ougandaises ont réprimé une manifestation organisée par l’opposant Bobi Wine lundi 15 mars, à Kampala, capitale de l’Ouganda. Bobi Wine a appelé à manifester pour dénoncer l’enlèvement, la torture et les meurtres de ses sympathisants. Dans un tweet, Bobi Wine confie qu’il a été arrêté durant cette manifestation avant d’être ramené à son domicile. Il affirme que son domicile est encerclé par des policiers et des militaires.
Plusieurs militants de la Plateforme d’Unité Nationale (NUP), parti de Bobi Wine, près d’une dizaine de députés vêtus en veste, avec une cravate rouge étaient dans la rue. La manifestation a été réprimée. « Il est criminel pour le général Museveni de continuer à traiter des Ougandais pacifiques comme des criminels. Les Ougandais se réservent le droit de manifester pacifiquement et sans armes. Museveni doit cesser d’intimider les gens! », a tweeté Bobi Wine.
La semaine passée, cet opposant trentenaire a appelé à une manifestation pacifique contre le pouvoir. Qualifiée d’illégale, la manifestation a été interdite par la police ougandaise. « La police n’hésitera pas à arrêter et poursuivre devant les tribunaux toute personne prise en train de participer à ces activités illégales », avait averti la police.
L’opposant candidat malheureux à la dernière présidentielle continue à contester la victoire de Yoweri Museveni. Pour lui, l’élection était une « mascarade ». L’opposition accuse le pouvoir d’avoir enlevé plusieurs de ses militants durant la période électorale. Des allégations rejetées par le pouvoir de Museveni. Le régime en place en Ouganda précise que les citoyens accusés de complot contre l’État étaient détenus par l’armée et des agences de sécurité.
Trésor Mutombo

