Lundi 16 janvier, le All Progressives Congress (APC), parti au pouvoir, a appelé les forces de sécurité nigérianes à arrêter le candidat présidentiel de l’opposition, Atiku Abubakar, pour avoir prétendument volé des fonds publics par le biais de véhicules à usage spécial (SPV).
« Le candidat du PDP méritait d’être arrêté suite aux preuves qu’il avait abusé de son poste de vice-président de 1999 à 2007 en prétendument siphonnant et pillant des fonds publics par la création de SPV », a déclaré Dele Alake, porte-parole de Bola Tinubu.
Pour l’APC, il n’est juste que le PDP s’excuse auprès des Nigérians suite à sa corruption présumée et profite de l’occasion pour se retirer de la course présidentielle.
De son côté, le PDP a conseillé au candidat de l’APC de se retirer de la course présidentielle, après avoir été jugé inéligible et non qualifié pour se présenter à la présidentielle en vertu des dispositions de la Constitution.
« Il est, en effet, ironique qu’un Tinubu assiégé, qui est assiégé par d’innombrables cas d’activités frauduleuses, y compris le parjure, la falsification, le pillage du trésor, la corruption et la condamnation liée aux stupéfiants, puisse tenter de contester l’intégrité irréprochable d’Atiku Abubakar », a dit Debo Ologunagba, porte-parole du PDP.
Il indique qu’Atiku Abubakar n’a jamais été reconnu coupable d’aucune des allégations menées à son encontre ou à ses affaires. « En revanche, cependant, le candidat à la présidence de l’APC a une litanie d’obstacles juridiques confirmés sur des questions très graves, y compris celles qui frôlent le crime international, à savoir le trafic de stupéfiants et le prélèvement des produits de la drogue », a-t-il ajouté.
Le 25 février, les Nigérians seront appelés aux urnes pour élire un successeur au président Muhammadu Buhari, qui ne se représente pas après deux mandats. Les électeurs éliront également les législateurs du Sénat et du Congrès lors de ce scrutin.
Ali Maliki

