A l’approche de la présidentielle censée se tenir en décembre prochain, les acteurs politiques congolais fourbissent leurs armes et peaufinent leurs stratégies. L’enjeu ? Le pouvoir. Et pour l’Union sacrée constituée autour du président congolais Félix Tshisekedi, l’objectif est de conserver le pouvoir. Et pour l’opposition, le conquérir.
Ce samedi 19 août à Kinshasa, capitale de la RD Congo, l’Union pour la nation congolaise (UNC) a désigné le président Félix Tshisekedi comme son candidat pour briguer un deuxième mandat.
C’est comme si l’histoire se répète. En 2018, Vital Kamerhe (UNC) s’était allié à Félix Tshisekedi (UDPS). Un pari gagnant qui a abouti à la victoire de l’alliance CACH (Cap pour le changement), alliance scellée entre les deux leaders.
Qui sera alors le candidat de l’Union sacrée ?
Plusieurs cadres des partis membres de l’Union Sacrée, coalition au pouvoir, étaient présents au mini congrès de l’Union pour la nation congolaise. Il s’agit notamment d’Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, parti présidentiel, Jean Lucien Busa, etc.
Une présence qui pourrait susciter des questions sur une éventualité du choix, tacite, de Félix Tshisekedi comme candidat de l’Union sacrée. La question n’est pas encore posée. Mais, les partis membres de cette union au pouvoir devront se prononcer prochainement. Vont-ils emboiter le pas de l’UNC de Vital Kamerhe pour choisir Félix Tshisekedi ? C’est probable. Le contraire donnerait lieu à la recherche des nouveaux équilibres et à formation des nouvelles alliances.
En RDC, la présidentielle est prévue pour le 20 décembre prochain. A l’approche des élections, la tension ne faiblit pas entre le pouvoir et l’opposition. Les états-majors de différents partis affûtent les armes pour ce scrutin.
Annie Ngomavula

