En RDC, Judith Suminwa Tuluka, Première ministre désignée, poursuit les consultations avec les groupements politiques de l’Union sacrée, coalition au pouvoir, alors que son gouvernement continue de se faire attendre.
Lundi, la Première ministre a changé avec Vital Kamerhe, leader du regroupement A/A+UNC. Pour l’ancien ministre de l’Economie, la formation du gouvernement n’est pas chose facile. Il estime que les défis rencontrés dans ce processus sont complexes, mais aussi précise que la RDC n’est pas le Sénégal, où un gouvernement a été nommé aussitôt après l’investiture du président Bassirou Diomaye Faye et la nomination d’Ousmane Sonko au poste de Premier ministre.
Vital Kamerhe indique que la Première ministre avait déjà réalisé des préconsultations avec le présidium de l’union sacrée et qu’elle poursuivait son travail en ce sens.
Dans la même journée, Judith Saminwa Tuluka a rencontré Modeste Bahati Lukwebo, chef du regroupement AFDC/A. Elle a aussi reçu la délégation du MLC de Jean-Pierre Bemba. L’ancien président du Sénat congolais confie s’être mis avec la Première ministre sur la réduction du train de vie des institutions. « C’est dans ce cadre que la taille du gouvernement sera réduite », a-t-il dit à sa sortie de l’audience.
D’après Bahati Lukwebo, le gouvernement pourra être constitué dans les meilleurs délais. « Nous avons parlé de critères pour faire partie du gouvernement. Les critères sont notamment le poids politique, la géopolitique, le genre et la compétence. Les autres critères sont additionnels. Nous avons pris bonne note que nous ferons des suggestions en termes de postes ministériels, mais également des profils qui répondent à nos ambitions », a-t-il ajouté.
C’est une deuxième série de consultations pour la formation d’un nouveau gouvernement, plus de deux semaines après la nomination de la Première ministre. Mme Saminwa, cheffe du gouvernement désignée, a été nommé dans un contexte sécuritaire tendu et marqué par la résurgence de la rébellion du M23.
Si c’est une première qu’une femme occupe cette fonction, les Congolais sont dans l’attente d’un gouvernement plus de trois après l’investiture du président Tshisekedi pour un second mandat.
Ben Tshokuta

