Faure Gnassingbé, président togolais, a accepté d’être le médiateur dans la crise politique malienne où la junte au pouvoir est sous pression pour organiser d’élections censées ramener le pouvoir aux civils. C’est ce qu’a annoncé Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères en visite à Lomé, capitale togolaise mercredi 04 mai.
Selon Bamako, la situation actuelle nécessite que le Mali fasse preuve de génie politique. « Nous avons, au nom du président de la transition, sollicité le président Faure Gnassingbé pour faciliter le dialogue avec les acteurs régionaux et plus largement le dialogue avec l’ensemble de la communauté internationale pour trouver un compromis pouvant nous permettre de sortir de la crise », a dit le ministre malien.
Il souligne qu’en raison de la situation sécuritaire et du besoin de réformes, le Mali a besoin de vingt-quatre mois pour rétablir l’ordre constitutionnel.
Plongé depuis 2012 dans une crise sécuritaire profonde que le déploiement de forces étrangères n’a pas permis de régler, le Mali a connu deux coups d’Etat militaire en l’espace de neuf mois. Suite à ces coups d’Etat, le Mali fait l’objet de lourdes sanctions économiques décidées par la Cédéao.
Les relations entre la France et les militaires se sont détériorées en raison de leurs différents, concernant la présence des troupes françaises au Mali pour combattre les groupes djihadistes.
Ali Maliki

