La justice soudanaise est appelée à ouvrir des enquêtes sur des allégations de viol et de harcèlement sexuel sur les femmes lors des manifestations à Khartoum, capitale soudanaise le 19 décembre dernier. C’est ce qu’a recommandé le conseil souverain de transition dans un communiqué publié lundi 27 décembre.
« Le Conseil a ordonné aux autorités concernées d’enquêter sur ce qui circule dans les médias concernant les accusations de viol. Mais également de harcèlement des femmes », a rapporté le communiqué.
Le 21 décembre dernier, le Bureau des droits de l’homme des Nations unies a déclaré avoir reçu des informations de treize femmes et filles qui auraient été victimes de viol collectif et de harcèlement sexuel auprès des agents de sécurité soudanaise lors des manifestations contre le putsch. Mais aussi de l’accord entre les chefs militaires et le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok à Khartoum.
En octobre dernier, un coup d’Etat a renversé le gouvernement intérimaire du Soudan. Ce dernier a été placé après la révolution, qui a mis fin au régime d’Omar el-Béchir en 2019. Les militaires ont fait face à une opposition dans les rues et d’une forte pression internationale. Ils ont ramené Abdallah Hamdok et ont promis de libérer tous les prisonniers politiques emprisonnés après le coup de force d’octobre dernier.
Ali Maliki

