Pulchérie Gbalet, présidente de l’organisation Alternative citoyenne ivoirienne (Aci), a nouveau été interpellée à Abidjan. Cette information a été livrée par son avocat ce mardi 23 août.
Selon Me Eric Saki, c’est une manière de faire totalement aux antipodes des règles de procédure pénale. Il dénonce « une perquisition en cours au domicile de Pulchérie Gbalet ». L’avocat dit ne pas avoir connaissance des chefs d’accusation retenus contre sa cliente.
Cité par l’AFP, David Samba, son collaborateur, rapporte que « Pulchérie Gbalet a été retenue par la police pour une audition en l’absence de son conseil, alors qu’elle était partie pour récupérer son passeport et son téléphone confisqués lors de sa première interpellation ».
Début août, Mme Gbalet a été brièvement arrêtée interpellé et retenue par la police après du Mali, où elle y avait rencontré des responsables d’ONG, mais aussi des proches de la junte au pouvoir à Bamako. Et lors de leurs échanges, la question de quarante-neuf militaires ivoiriens arrêtés à Bamako a été évoquée.
Pourtant, cette affaire brouille les relations entre la Côte d’Ivoire et le Mali. Bamako, qui considère ces soldats comme de mercenaires, ont été écroués et inculpés pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ».
La justice malienne décide de poursuivre ces soldats ivoiriens, alors que Bamako et Abidjan sont en discussions sous la médiation du Togo. La Côte d’Ivoire, qui exige la libération de ces militaires, assure qu’ils étaient en mission pour la mission onusienne au Mali.
La Rédaction

