Mercredi 12 octobre, les USA et d’autres pays occidentaux ont exhorté le gouvernement éthiopien et les rebelles du Tigré à entamer des pourparlers de paix dirigés par l’Union africaine (UA). Et mettent en garde contre les risques humanitaires si la reprise du conflit persiste.
« Nous appelons les parties à reconnaître qu’il n’y a pas de solution militaire au conflit, et nous appelons le gouvernement éthiopien et les autorités régionales du Tigré à participer aux pourparlers menés par l’Union africaine visant à aider l’Éthiopie à parvenir à une paix durable », a indiqué le communiqué.
Les nations occidentales mettent en garde contre les abus de toutes les parties, y compris l’Éthiopie, le Front de libération du peuple du Tigré (Tplf) et l’Erythrée.
« La reprise des combats dans le nord de l’Ethiopie augmente le risque de nouvelles violations et abus des droits humains. Et que toute solution durable doit inclure la responsabilité pour les abus et violations des droits humains », a noté le communiqué.
Mais elles appellent au retrait des troupes d’Erythrée. « Tous les acteurs étrangers doivent cesser les actions qui alimentent ce conflit », a conclu le document.
Prévues en Afrique du Sud, les négociations de paix entre le gouvernement éthiopien et les rebelles tigréens ont été reportées à une date ultérieure pour des raisons logistiques.
Ces pourparlers, sous l’égide l’Union africaine (UA), sont censés mettre fin à un conflit sanglant dans la région du Tigré, dans le nord de l’Ethiopie, qui oppose les forces éthiopiennes et le Front pour libération du peuple du Tigré. Un conflit qui a éclaté en novembre 2021.
Ali Maliki

