Omar el-Béchir, ex-président déchu en avril 2019, est toujours dans un hôpital sous la garde de la police judiciaire, assure l’armée soudanaise, alors qu’un de ses lieutenants a annoncé son évasion de prison avec quatre autres.
Selon l’armée, « les quatre autres militaires, accusés pour le putsch d’Omar el-Béchir le 30 juin 1989, se trouve aussi à l’hôpital Alia des forces armées ». Et, c’était avant l’éclatement de combats sanglants entre l’armée et les forces paramilitaires de soutien rapide dans les rues de Khartoum, la capitale.
Ahmed Haroun, recherché par la CPI pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans le Darfour, a déclaré que d’anciens responsables de l’ère Béchir ne sont plus en détention.
Déposé en 2019, Omar el-Béchir est recherché par la CPI pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. En fait, l’ex-chef de l’Etat avait recruté les forces des FSR, regroupant des milliers d’anciens miliciens arabes, pour mener la politique de la terre brûlée dans le Darfour, région située dans l’ouest du Soudan, où un conflit avait éclaté entre Khartoum et des membres de minorités ethniques non-arabe en 2003.
Près de 5 ans après la chute d’Omar el-Béchir, le Soudan se retrouve plongé dans le chaos. Depuis le 15 avril, les généraux Abdel Fattah al-Burhan et Mohamed Hamdane Daglo se disputent le pouvoir. Les combats entre leurs troupes ont déjà fait plus de 450 morts, des milliers de blessés et des dizaines de milliers de déplacés.
La Rédaction

