Alors qu’Alger se targue d’avoir obtenu le feu vert de Niamey pour une offre de médiation dans la crise au Niger, la junte au pouvoir est sortie de son silence, notamment sur la durée de la transition.
« Elle serait uniquement fixée par un forum national inclusif » a-t-elle affirmé. Dans un communiqué publié en début de semaine, le régime militaire au pouvoir au Niger reconnaît avoir « fait part de la disponibilité des autorités nigériennes à examiner l’offre de médiation de l’Algérie ». Il ajoute tout de même que « la durée de la transition sera déterminée par les conclusions d’un forum national inclusif ».
Fervent soutien d’une solution négociée dans la crise nigérienne depuis le putsch des militaires qui ont déposé le président Bazoum en juillet dernier. Alger avait proposé fin août, une durée de six mois pour la transition, avant le retour à l’ordre constitutionnel, les militaires ne s’étaient pas prononcés sur cette offre.
Lundi 2 octobre, le ministère des Affaires Etrangères algérien avait indiqué avoir reçu de la part de Niamey « une acceptation de la médiation algérienne visant à promouvoir une solution politique à la crise du Niger ». Mais, comme l’indique le communiqué de la junte, certaines choses seront négociées et mises en place par les Nigériens eux-mêmes.
Si la durée de la transition reste donc à préciser, général Abdourahamane Tchiani, chef de la junte, avait le week-end dernier affirmé que son régime n’avait pas le droit de passer cinq ans au pouvoir.
Dinho Kazadi

