L’opposition peut-elle mettre fin au règne de l’ANC lors de la présidentielle en Afrique du Sud ? John Steenhuisen, chef de l’opposition, croit en ses chances.
Pour l’opposant, la race ne devrait pas être un obstacle lors des élections de cette année. Dans un contexte post-apartheid, Steenhuisen insiste sur la nécessité de se concentrer sur des enjeux tels que la création d’emplois, mais aussi la revitalisation de l’économie à la place des considérations raciales.
« Nous ne sommes pas des envoyés de notre race, nous sommes jugés sur notre contribution », glisse John Steenhuisen.
Le DA, formé en 2000 à partir de trois partis majoritairement blancs, a longtemps été critiqué pour son identité blanche de classe moyenne. Malgré ses efforts pour attirer un électorat plus diversifié, le parti a eu du mal à élargir sa base au-delà de ses origines historiques.
« Je frémirais à l’idée de ce qui se serait passé si on avait dit à Barack Obama que vous ne pouvez pas vous présenter à la présidence des États-Unis d’Amérique parce que vous êtes issu d’un groupe minoritaire », a renchéri John Steenhuisen.
Alors que l’ANC au pouvoir fait face à des critiques croissantes pour sa gestion et ses scandales de corruption, le DA cherche à former une coalition pour renverser le parti dominant. Mais, des sondages récents ont montré que M. Steenhuisen peine à séduire les électeurs noirs, soulignant les défis persistants auxquels le parti est confronté en matière de diversité et d’inclusion. Pourtant, l’homme a toujours argué que le DA est le parti politique le plus diversifié de l’Afrique du Sud, évoquant la nécessité d’une approche inclusive pour répondre aux défis sociaux et économiques du pays.
Malgré les défis et les tensions, l’Afrique du Sud se prépare pour des élections.
Ben Tshokuta

