Vendredi 21 mars, la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc) ont annoncé un nouveau sommet conjoint sur la crise dans l’est de la RDC, marquée par la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda.
Il s’agit d’une rencontre virtuelle. Sans doute, elle devra formaliser la fusion de processus de Luanda et de Nairobi, qui battent de l’aile. D’après la présidence kenyane, l’objectif est d’harmoniser les efforts régionaux pour ramener la paix dans l’est de la RDC, où les rebelles du M23 continuent de gagner du terrain après la prise de Goma fin janvier.
D’après le président William Ruto, les deux blocs sont engagés pour mettre en œuvre les résolutions du sommet conjoint tenu à Dar es Salaam. En fait, Vendredi, M. Ruto, président en exercice de l’EAC, a rencontré son homologue zimbabwéen Emmerson Mnangagwa. Les deux chefs d’Etat doivent échanger avec les trois facilitateurs désignés pour appuyer le dialogue politique entre Kinshasa, Kigali et les groupes armés : l’ex-président kényan Uhuru Kenyatta, l’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo et l’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn.
« Notre priorité est de répondre à la crise et d’assurer une paix durable », a déclaré le chef de l’Etat kényan.
Après plusieurs refus, le gouvernement congolais a accepté de négocier avec les rebelles du M23 sous l’égide de Luanda. Mais le M23-AFC a annulé sa participation à la veille de l’ouverture de pourparlers, dénonçant les sanctions de l’Union européenne contre plusieurs de ses responsables.
La Rédaction

