Jeudi 14 décembre, le Togo, médiateur dans la crise au Niger, a annoncé avoir trouvé un accord avec la junte sur les termes et conditions d’une transition vers un retour à l’ordre constitutionnel.
Selon Robert Dussey, chef de la diplomatie togolaise, les autorités présenteront le plan à la Cédéao. Il affirme s’être accordé avec Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier ministre de la Transition, et Bakary Yaou Sangaré, ministre nigérien des Affaires étrangères, sur le contenu et le calendrier de la transition.
A Abuja, lors de son sommet, l’organisation sous-régionale conditionne l’allègement de ses sanctions par une courte transition avant un retour à l’ordre constitutionnel. En fait, elle veut obtenir de la junte cet engagement. Une source togolaise affirme que le général Abdourahamane Tiani est « prêt à discuter de la durée de la transition et de la situation du président Bazoum ».
Depuis, le putsch contre le président Mohamed Bazoum le 26 juillet dernier, la Cédéao a imposé des sanctions sévères et suspendu le commerce, tout en laissant entrevoir l’option d’une intervention militaire.
Mais les autorités nigériennes ont annoncé une réduction de 40 % du budget 2023 en raison des « lourdes sanctions imposées par les organisations internationales et régionales ».
La Rédaction

