Mardi 25 octobre, le capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition, a nommé un nouveau gouvernement de transition, censé diriger le pays jusqu’au retour à un ordre constitutionnel, selon un décret lu à la télévision publique.
Il s’agit d’un gouvernement composé de vingt-trois ministres, dont trois militaires. Nommé ministre de la Défense et des anciens combattants, le colonel-major Kassoum Coulibaly prend les commandes d’un poste-clé dans un Burkina miné par la montée de la menace djihadiste.
Le colonel Boukare Zoungrana et Augustin Kaboré font aussi leur entrer dans cette équipe gouvernementale. Le premier officier, qui était comandant de la Brigade de veille et de la défense patriotique, a été nommé ministre du Portefeuille de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la Sécurité. Le seconde va diriger le ministère de l’Environnement.
Bassolma Bazié (Fonction publique), Olivia Rouamba (Affaires étrangères) et son ministre délégué Karamoko Jean-Marie Traoré, Robert Lucien Kargougou (Santé), et Aminata Zerbo (Transition Digitale). Tels sont les membres du gouvernement sous le règne du colonel Paul-Henri Damiba, qui ont été reconduits par le capitaine Traoré.
La nomination intervient quelques jours après que Apollinaire Joachim Klyelem de Tembela a été désigné Premier ministre de la transition.
Théâtre de deux putschs en l’espace de huit mois, le Burkina Faso est en proie à des attaques de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique (EI) depuis 2015. Investi président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré a fait de la lutte contre le terrorisme une de ses priorités. Et a promis de respecter les engagements que le pays a appris avec la Cédeao pour le retour à un ordre constitutionnel en juillet 2024.
Trésor Mutombo

