Ce samedi 12 août, les chefs d’état-major de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) se réunissent à Accra, capitale du Ghana pour évoquer la situation au Niger, où le président Mohamed Bazoum a été renversé après un coup d’Etat.
« Après la réunion, les chefs d’état-major feront part aux dirigeants de la Cedeao des meilleures options quant à leur décision d’activer et de déployer la force en attente », ont révélé les sources militaires régionales.
Durant cette réunion, d’après le journaliste Serge Daniel qui cite une source de la Cédéao, les chefs d’état-major devront procéder aux derniers réglages, notamment l’éventuel calendrier après la stratégie.
Cette réunion qui intervient deux jours après le feu vert donné par leurs dirigeants à une intervention militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger. Jeudi, le président ivoirien Alassane Ouattara a promis d’envoyer entre 850 et 1.100 soldats comme contribution à la force qui, selon lui, devrait pouvoir intervenir dans les plus brefs délais.
Entre-temps, le président Mohamed Bazoum est toujours détenu par les putschistes. Selon l’OBS, le chef de l’Etat déchu est privé d’électricité et n’a pas accès à un médecin. Dans un communiqué, l’Union africaine a appelé à la libération immédiate du président Bazoum, de tous les membres de sa famille et de son gouvernement qui sont illégalement séquestrés avec lui au mépris du droit nigérien et de tous les principes fondateurs de l’Ua et de la Cedeao.
Mervedie Mikanu

