Après la reprise des hostilités et l’occupation de Kalembe au Nord-Kivu, Est de la RDC par les rebelles du M23, Luanda a, dans un communiqué publié lundi 21 octobre, dénoncé la violation du cessez-le-feu.
Pour l’Angola, médiateur dans la crise entre Kinshasa et Kigali, il s’agit d’un acte hostile promettant les efforts en cours pour rechercher une solution durable au conflit dans l’est de la RDC. Luanda appelle les parties prenantes au respect du cessez-le-feu, comme résolu lors de la 14e réunion ministérielle de septembre dernier.
Après une période de relative accalmie, les armes ont repris de résonner dans l’est de la RDC, où les Volontaires pour la défense de la patrie (Wazalendo) s’affrontent avec les rebelles du M23 à Kalembe, dans le territoire de Masisi depuis dimanche.
Si le M23 a revendiqué la prise de Kalembe, l’armée a, dans un post sur le réseau social X, assuré avoir repris « le contrôle total de la zone, infligeant de lourdes pertes au M23-RDF, dont la majorité des éléments se sont repliés vers Masisi ».
Les hostilités ne risquent-elles de conduire à une nouvelle escalade entre la RDC et le Rwanda ? Depuis la résurgence de la rébellion du M23, Kinshasa et Kigali sont en brouille, s’accusant mutuellement de velléités de déstabilisation. Pendant ce temps, le processus de Luanda, censé parvenir à une désescalade, bat de l’aile. Même si la médiation angolaise continue d’espérer à une résolution de la crise.
Trésor Mutombo

