Le président Alassane Ouattara va-t-il briguer un quatrième mandat ou non ? A l’approche de la présidentielle en Côte d’Ivoire, le chef de l’Etat ivoirien entretient le suspens sur sa candidature.
Désigné candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), parti au pouvoir, Alassane Ouattara n’a pas voulu se prononcer sur son avenir. Pourquoi ? « Je prendrai dans les jours qui viennent, après mûre réflexion en mon âme et conscience, une décision », a déclaré Alassane Ouattara sous les acclamations dans l’enceinte du stade d’Ebimpé. Ce complexe sportif de 60.000 places assises porte son nom.
Alassane Ouattara assure avoir entendu l’appel de ses partisans. « Je ressens la force et la sincérité de votre appel. Ces appels, je ne peux pas les ignorer », a-t-il dit.
En Côte d’Ivoire, la question de la candidature d’Alassane Ouattara polarise l’attention. Si l’intéressé n’a pas réagi à ce sujet, l’opposition se convainc qu’il va se représenter et entend lui barrer la route. Laurent Gbagbo, ancien chef de l’Etat et figure voyante de l’opposition, a affirmé « qu’il n’abandonnerait pas son combat contre le quatrième mandat ».
Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, son ancien bras-droit, Guillaume Soro et Tidjane Thiam sont exclus de la présidentielle. Si les trois premiers sont radiés de liste électorale pour des condamnations en justice, le dernier a vu sa candidature être rejetée pour des problèmes de nationalité.
Une situation qui risque de crisper le climat politique en Côte d’Ivoire, où la période est souvent marquée par des vives tensions et des violences. Le pays avait, lors de la dernière présidentielle en 2020, été secoué par des violences. L’opposition avait contesté la légalité du troisième mandat d’Alassane Ouattara. Toutefois, le Conseil constitutionnel avait validé son élection avec plus de 94 % des suffrages. En marge du scrutin de 2020, près de 85 personnes avaient été tuées dans des violences.
La Rédaction

