Abdel Fattah al-Sissi, président égyptien, a remporté l’élection présidentielle, pour la troisième fois, avec 89,6% des voix, selon la publication de l’autorité électorale égyptienne ce lundi 18 décembre. Il a donc rempilé pour un troisième mandat de six ans.
Abdel Fattah al-Sissi a battu trois candidats lors de ces élections, notamment Hazem Omar, chef du Parti populaire républicain et deuxième du scrutin avec 4,5% des voix, Farid Zahran, chef d’un petit parti de gauche et Abdel-Sanad Yamama, du Wafd, parti centenaire.
Le chef de l’autorité électorale, Hazem Badawy, déclare que la participation de la population à l’élection présidentielle a atteint un taux sans précédent de 66,8% des 67 millions d’électeurs égyptiens. Sur place, plus de 39 millions d’électeurs ont voté pour Abdel Fattah al-Sissi, candidat à sa propre succession.
La victoire d’Abdel Fattah al-Sissi lui assure un troisième mandat qui débute en avril de l’année prochaine et est censé être le dernier, selon la Constitution égyptienne. En fait, le président égyptien a depuis allongé la durée du mandat présidentiel de quatre à six ans et a modifié la Constitution pour repousser la limite de deux à trois mandats présidentiels consécutifs.
Plusieurs observateurs indiquent que son élection n’est pas une surprise dans ce pays de 106 millions d’habitants en proie à de multiples crises, allant du pouvoir d’achat à la guerre dans la bande de Gaza voisine.
En Egypte, Abdel Fattah al-Sissi est le président de la République depuis une décennie. Impliqué dans le coup d’État militaire contre le président démocratiquement élu, Mohamed Morsi, en 2013, Abdel Fattah al-Sissi, ancien général, a remporté l’année suivante l’élection présidentielle avec 96% des suffrages. Il a ensuite fait de même en 2018.
Josaphat Mayi

