Vital Kamerhe, allié de première heure du président Tshisekedi, sera déchu du perchoir de l’Assemblée nationale ou non ? Ce lundi 22 septembre, l’Assemblée nationale va examiner le rapport de la commission chargée d’étudier la pétition visant sa destitution.
Dimanche, cette commission a affirmé que les cinq pétitions visant certains membres du bureau sont recevables. Toutefois, le rapport de l’équipe dirigée par Peter Kazadi sera soumis à débat avant le vote, si la plénière le juge recevable. En fait, les membres du bureau visés par les pétitions ont été auditionnés par cette commission après les pétitionnaires.
Si seuls Isaac Tshilumbayi et Christopher Mboso ne sont pas visés par des pétitions, la commission a, dans son rapport, proposé le maintien du rapporteur Jacques Djoli et de la questeur adjointe Grâce Neema dans leurs fonctions.
En RDC, cette affaire polarise l’attention à Kinshasa et ne cesse de susciter les débats. Les députés pétitionnaires formulent plusieurs griefs contre le bureau de Vital Kamerhe, notamment la gestion opaque des finances de l’Assemblée.
Avant la plénière de ce lundi, très attendue et déterminante, Billy Kambale, secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC), parti de Vital Kamerhe, a échangé avec Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti présidentiel.
Des sources évoquent des discussions autour des tensions observées à l’Assemblée nationale. Ces deux formations sont alliées depuis la présidentielle de 2018, remportée par le président Tshisekedi. Sans doute, cette situation semble crisper le climat au sein du camp présidentiel et remet en cause l’accord entre les deux partis.
La Rédaction

