RDC/Goma : des réactions après le discours de Félix Tshisekedi à l’AG de l’ONU

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« Je suis très heureux aujourd’hui, c’est ma toute première fois d’être aussi satisfait par le discours du président Felix Tshisekedi. Il a été franc et a cité le chien par son nom. Nous en avons marre avec la complicité du Rwanda pour envahir notre pays. Bravo ! », a réagi Jean-Paul, la quarantaine et résident à Goma.

Pour lui, M. Tshisekedi a été clair dans son discours à la 77e assemblée générale des Nations unies à New-York aux USA.

« L’implication du Rwanda et sa responsabilité dans la tragédie que vivent mon pays et mes compatriotes des zones occupées par l’armée rwandaise et ses alliés du M23 ne sont plus discutables. Dès lors qu’une fois de plus les groupes d’experts dûment mandatés par l’ONU et le mécanisme conjoint de vérification élargie de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) les ont établies dans des rapports documentés à la limite du scientifique », insiste-t-il.

D’autres personnes par contre s’intéressent plutôt au départ de la Monusco et souhaiteraient que le processus s’accélère. « J’ai bien dormi aujourd’hui comme jamais, nous femmes militantes étions les premières à être dans les rues pour demander le départ de la Monusco, avec son discours le président vient de soutenir notre cause. La Monusco est incapable et devra partir le plus vite possible. Le président a été clair et je suis très contente », dit Mireille, une femme militante de Goma.

Dans une interview accordée à France 24, Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies,  a affirmé que la mission de l’Onu en RDC n’est pas capable de battre le M23. Des propos similaires ont valu l’expulsion du porte-parole de la Monusco, il y a quelques mois, et ont contribué des manifestations anti-Monusco au Nord-Kivu.

« Pour mettre fin à cette suspicion et dissiper l’ambiguïté de certaines positions du Conseil de sécurité sur la crise sécuritaire à l’Est de la RDC, ambiguïté qui excède la population congolaise et exacerbe la tension entre elle et la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) que le gouvernement de mon pays a demandé la réévaluation du plan de retrait progressif et responsable de cette Mission », a déclaré le chef d’Etat congolais.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a appelé à une discussion « sérieuse » entre la RDC, le Rwanda et l’Ouganda pour régler la problématique des rebelles du M23 qui ont pris le contrôle, depuis trois mois, d’une cité importante dans l’Est du pays.

De son côté, le gouvernement congolais n’est pas prêt à un dialogue avec le M23, qu’il considère comme un groupe terroriste. Il soutient toujours, s’appuyant sur le récent rapport d’experts des Nations unies, que le M23 ne résiste que parce qu’il reçoit un appui militaire du Rwanda. Ce que Kigali a toujours nié.

Reagan Kimbale

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