En raflant 108 sièges sur les 111 à pouvoir, le CNDD-FDD, parti présidentiel, s’offre une majorité absolue à l’Assemblée nationale, selon les résultats publiés par la Commission électorale burundaise (Ceni) mercredi 11 juin dans la soirée.
Le Burundi aura une Assemblée nationale uniforme. Si le camp présidentiel a obtenu 96,51% des voix, aucun parti d’opposition est en arrivé à 2% des suffrages. Pourtant, c’est le seul prévu par la constitution pour siéger.
Si les résultats définitifs doivent être prononcés par le Conseil constitutionel le 20 juin, l’opposition a rué dans les brancards. Des opposants dénoncent plusieurs irrégularités. Pour Olivier Nkurunziza, secrétaire général du parti Uprona, la démocratie est tuée au Burundi. Il dénonce des « élections truquées ». Sa formation politique a obtenu 1,38% des suffrages.
« Dans certaines circonscriptions, le CNDD-FDD a remporté 100% des voix, sans votes nuls, ni abstentions, ni absents, alors qu’on avait dans toutes les communes au moins 50 membres candidats », a lâché Olivier Nkurunziza.
Au Burundi, les élections législatives ont lieu le 5 juin dernier. Si aucun incident majeur n’a été signalé, l’opposition avait dénoncé plusieurs irrégularités. Au lendemain de la publication de résultats provisoires, l’ONG Humain rights watch (HRW) indique que « des électeurs ont été harcelés, menacés par des responsables et des proches du parti au pouvoir lors des élections législatives et communales ».
Toutefois, cité par le site burundais Iwacu, Aimé-Pascal Nduwimana, représentant légal du ministère Africain pour la compassion, Mac-Burundi, affirme avoir « déployé plusieurs observateurs à travers le pays ». D’après lui, les résultats proclamés confirment les observations faites par l’équipe déployée le jour du vote.
La Rédaction

